Et si on parlait d'art ?
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La traque (Juin 1999)

Mardi 4 août
Je suis arrivé dans la ville hier matin, il faisait déjà une chaleur étouffante. J'ai arpenté la ville toute la journée, en vain. Ils sont introuvables pourtant je sais qu'ils se cachent quelque part, dans quelque bas-fond de cette ville hystérique.
Hélas, ils en connaissent mieux les ressources que moi et il se peut qu'ils ne soient pas prêts de sortir de leur cachette.

Mercredi 5 août
J'ai écouté la radio ce matin : 50°C à l'ombre. Déjà deux personnes ont succombé à la vague de chaleur. Un vent de folie semble s'être emparé de la ville. Les gens sont prêts à se battre pour un verre d'eau, un peu d'ombre,... D'autres prédisent la fin du monde ou je ne sais quel cataclysme.
Dès que le soleil montre ses rayons, les gens se terrent à la recherche d'un peu de fraîcheur ; voilà qui ne facilitera pas mes recherches...

Jeudi 6 août
La température a encore augmenté durant la nuit, j'ai la gorge en feu et mon arme me pèse. Ce matin, j'ai failli la retourner contre un homme qui avait renversé par mégarde une bouteille d'eau.
Je ne l'ai pas fait, non pas par un ultime sursaut de ma raison mais parce qu'au moment où je portais la main à mon arme, dix hommes s'étaient déjà jetés sur lui.

Vendredi 7 août
Toujours aucune trace de mes fuyards.
La température grimpe à une vitesse vertigineuse, nous sommes au bord de la suffocation mais personne ne songe encore à quitter cette ville au bord de l'enfer. Il faudra pourtant y songer, le spectre de la pénurie d'eau commence à poindre ; mais je ne peux partir sans avoir accompli ma mission.

Samedi 8 août
L'eau vient d'être rationnée. La chaleur est telle qu'il me semble avoir un volcan en éruption au fond de ma gorge. Je n'ai presque plus la force de continuer mes recherches, n'y a-t-il donc pas d'autre issue que la mort ?
Je me suis surpris à regarder les gens avec envie ; tous ces corps gorgés d'eau ! Plus d'un retrouvent comme moi leurs instincts de cannibales ; il faut que je fuie cette ville maudite avant que sa folie ne me gagne, je dois les retrouver à tout prix !

Dimanche 9 août
Peut-être ai-je trouvé une piste, à l'ombre des souterrains qui quadrillent cette ville. Ce sera mon dernier essai avant de perdre définitivement la raison.

Lundi 10 août
Je les ai retrouvés, ils se terraient au fond d'un boyau obscur, ils tremblaient en me voyant. La fille portait une gourde à son cou, j'ai voulu la prendre, deux coups de feu sont partis... la gourde était vide... juste un peu d'air sec...
J'ai tué pour de l'air...

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