Carnets de route
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Vacances en Grèce

Athènes - Un jour et 312 photos plus tard

Voilà la fin de ma première journée à Athènes. Non, en fait, je commence trop loin. Il y eut d'abord le voyage.

Mon "périple" a commencé devant chez moi à 4h du mat' devant une navette partagée de l'aéroport. Mini-van noir avec un auto-collant "Crazy horse". Manquait plus que les vitres teintées et le délire était complet. Mais point de déhanchements suggestifs pour moi, la navette n'était simplement pas uniquement partagée par les passagers mais aussi par les chauffeurs.

Ceci étant, je me suis retrouvée à l'aéroport avec Alice et nous avons attendu notre avion dans le terminal le plus triste de Roissy.
Mais au bout d'une heure, nous avons tout de même embarqué pour ... Prague (qui est comme tout le monde le sait le plus court chemin pour aller en Grèce).
Escale ô combien plaisante tant l'aéroport de Prague est neuf, design et bien rempli. Lèche vitrine et achats rapides, les 2h30 sont trop vite passées.

Et vint enfin Athènes ou plutôt son aéroport. Mais je vous épargnerai notre périple automobile puisque nous avons finalement réussi à arriver à bon port.
Tellement crevées cependant que nous nous sommes couchées à 21h30.. heure grecque !

Voilà donc la fin de ma première journée à Athènes (retour au point de départ de la narration). Et aujourd'hui, on a marché ! Bon, on a commencé par le métro, que j'ai étudié avec le plus grand intérêt. ;-)

Arrivée en face du Parlement avec les célèbres gardes aux chaussures à pompons. Les pauvres, ils disputent la palme du ridicule avec les gardes suisses au Vatican ! Deux jeunots forcés à rester stoïques et ne pas bouger d'un millimètre tandis que les touristes jouent du flash ou de la grimace. Heureusement, un vrai militaire (tenue kaki et gros rangers) est là pour veiller au grain, éloigner les importuns, redresser les ceintures, ...

Athenes

Vint ensuite le jardin national à l'ombre ô combien appréciable ! Même s'il n'est somme toute que 10h du mat'. De l'autre côté du jardin nous attendent nos premières ruines ; la porte d'Hadrien et l'Olympiéion. Plein cagnard et mitraillage en règle. Je pense que c'est là, entre deux photos, que j'ai commencé à fondre.

Mais toute bonne chose ayant une fin, il nous faut quitter ce lieu peu fréquenté pour affronter la horde de touristes qui caracolent sur l'acropole.

Que dire de l'acropole ? C'est beau, c'est haut, c'est chaud ! Et comme de belles photos valent mieux qu'un long discours, je vais m'en tenir là.
Notons au passage les inévitables échafaudages , les pierres glissantes mais aussi tous les arbres de la promenade qui ont daigné m'offrir leur ombre salvatrice.

Et puis c'est l'heure de manger. Armée de mon plan je nous guide de main de maître au travers de la Plaka dans un restaurant fort bon ma foi.

Nous continuons ensuite sur la colline aux nymphes à la recherche du Pnyx dont même le panneau indicateur n'a pas suffit à nous convaincre que nous l'avions trouvé.

A ce moment là, grosse, grosse, grosse fatigue !
3ème séance de tartinage de crème solaire.
152ème abreuvage à la bouteille.
457ème photo de l'Acropole.
666ème plaquage de chapeau sur la tête (il y a beaucoup de vent !)
...
Pfiou !

Mais nous nous armons tout de même de courage (et de nos guides !) pour visiter l'Agora et ses ruines variées dont le magnifique temple d'Héphaïstos.

Athenes

Et puis là, nous avons rendu les armes, bien soulagées que le cimetière du céramique soit fermé.

Retour à l'hôtel. Douche, piscine... Ca fait du bien !

Et c'est reparti pour la marche en quête d'un restau du soir. Sauf que restau du soir rime avec désespoir et c'est sur un pesant goût d'huile et par un reluquage de nos fesses tout aussi pesant que nous terminons cette journée.

Jour 2 - Athènes -> Tolo

Après un petit déjeuner gargantuesque (ça mange à cet âge là !) nous prenons le départ en direction de Corinthe sans même nous perdre !
Petit aperçu de la conduite grecque : la bande d'arrêt d'urgence sert : soit à doubler aux alentours d'Athènes, soit de voie pour véhicules lents ailleurs; les limitations de vitesse sont à prendre avec une marge de 20% et la priorité n'est pas absolue mais relative (le stop aussi !!!). Mention bien tout de même pour l'absence quasi totale de ronds points et le feu clignotant placé en avant pour annoncer que l'on va prochainement se trouver nez à ampoule avec un feu rouge.

Un peu de route, donc, avant d'arriver dans la ville de Corinthe, ville à la signalisation quasi inexistante ; ce qui ne nous empêchera pas de trouver les ruines.

Du site de Corinthe, il y a peu à dire. On aurait dit le terrain de jeu d'in constructeur fou qui aurait étalé toutes ses pierres par terre avant de monter sa maison.
Il y a tout de même la fontaine, le reste d'un temple... mais c'est peu.
Alors pour me consoler, je suis amoureusement l'ombre des arbres (et dieu sait qu'ils sont magnifiques !) et je photographie 2-3 bouts de colonnes. Mais tout de même... 6€ pour ça... ça semble un tantinet exagéré.

Corynthe

Un peu déçues nous reprenons la route en direction de Mycènes.

De Mycènes, pas grand chose à voir non plus.
Ah si ! Il y avait une poste volante et le coup de bol du siècle :
"On achète nos timbres maintenant ou après la visite ?"
"Maintenant, comme ça, ça sera fait"
Bien nous en a pris puisque 5 minutes après le camion fermait.

Bref.
Mycènes... ancienne forteresse des Atrides dont il ne reste que la base des murs et dont le sol a été largement bétonné. Très belle porte d'entrée, ceci dit, mais la visite et ses 8€ nous laissent là encore sur notre faim.
Grosse grosse grosse déception donc quand nous prenons le chemin de Tolo et de notre hôtel.

Mycennes

Et là, peu avant Nauplie, des murs, des vrais et qui montent haut en plus ! C'est Tyrinthe que nous avions gardé en réserve et que nous nous promettons de faire dès le lendemain.

Arrivée à Tolo, station balnéaire avec sa rue commerçante (cartes postales, souvenirs, vêtements, ... le tout à la mode grecque) et ses hôtels avec entrée unique sur la plage (très pratique pour les valises à roulettes).

Hôtel impeccable mais la plage me laisse perplexe. Qu'elle soit remplie de mégots de cigarettes .. Bon. C'est sale mais j'ai déjà vu ça. Mais se baigner au milieu des bateaux... ça me dépasse !

Jour 3 - Autour de Tolo

Journée tranquille pour se remettre des deux dernières bien remplies.

Nous commençons par le théâtre d'Epidaure qui a le bon goût d'être à peu près intact et de ressembler à un théâtre.
Non, j'ai l'air ironique comme ça, mais c'est magnifique. Et puis la chance est décidément avec nous puisque cette fois encore le site est quasiment désert (il suffit de voir la vingtaine de visiteurs et les deux cars perdus sur l'immense parking pour s'en rendre compte).

Epidaure

Nous poursuivons avec quelques ruines en retrait du théâtre. Moitié effondrées, moitié reconstruites, elles offrent une visite agréable dans les restes d'un centre de remise en forme fondé par celui qui allait devenir le dieu de la médecine.

Fin de la visite et réveil des estomac. Nous allons sur le port de la nouvelle Epidaure pour quelques poissons grillés. De là, nous avons une superbe vue sur les méduses... brrr ! Moi, ce soir, j'irai pas me baigner.

Nous traînons un peu pour laisser passer l'heure la plus chaude et nous reprenons notre étuve (pardon, notre voiture) jusqu'aux ruines de Tyrinthe.

Tyrinthe

L'intérieur s'avère aussi intéressant que l'extérieur. Un site en cours de fouilles qui réservera sans doute de nouvelles surprises pour les visiteurs futurs.
Il y a une forteresse haute, une forteresse basse... et des murs ! Pas entiers, certes, mais au moins l'on a une meilleure idée de ce à quoi ça pouvait ressembler.

Et c'est donc le coeur léger et l'esprit plein de joie que nous descendons vers Nauplie.

Alors à Nauplie, il y a une forteresse. Mais c'est haut ! Alors nous avons décrété qu'elle n'était pas si bien que ça (cet avis n'engage bien sûr que nous).
En revanche, la vieille ville était on ne peut plus sympathique. Un peu touristique, certes, mais plein de maisons traditionnelles aux balcons de fer forgé couverts de fleurs.

Tolo

Nous nous y sommes un peu promené et puis nous sommes rentrées (faut pas exagérer, j'avais prévenu que ça serait une journée tranquille !)

Retour à l'hôtel pour la séance cartes postales et puis gros dodo.

Jour 4 - Tolo -> Olympie

Début de journée difficile. Beaucoup de route à faire, il a fallut se lever tôt. Et l'idée de porter mon sac dans le sable jusqu'à la voiture me fatigue d'avance.Néanmoins nous arrivons tout de même à partir.

Jolie vue sur la baie et petit crochet par Tyrinthe pour un travelling avant et puis nous prenons la route.
La mer s'éloigne rapidement pour céder la place à une route de montagne : lacets et tête d'épingle, c'est un plaisir pour ma savoyarde au volant.

Nous traversons un charmant village à flanc de montagne (Langadia), rues étroites et maisons de pierres. Cela aurait été tout à fait charmant s'il n'y avait eu la rencontre frontale avec un immense camion.

La route se poursuit... Collines calcinées et restes d'incendies, la région a sacrement cramé. Petite halte pour se restaurer. Nous sommes les seules clientes du restaurant jusqu'à l'arrivée d'une troupe de grecs dont 3 popes ! Et ça parle fort un pope !

Arrive ensuite Olympie.
Curieux site touristique où il n'y a pas un seul parking pour les touristes... A croire que nous ne sommes pas les bienvenues.

Le site est très agréable : beaucoup d'arbres, peu de monde, panneaux explicatifs avec dessins qui reconstituent les ruines à l'époque antique... ce sont ces petits détails qui rendent une visite plus appréciable.

Nous faisons le tour du site : gymnase à ciel ouvert (bon, c'est un stade, quoi !), des thermes en veux tu en voilà, des temples, des bâtiments administratifs (déjà des fonctionnaires à l'époque ç), ... et bien sûr toujours une collection de morceaux de colonnes tronçonnées et étalées par terre comme un immense saucisson.

Olympie

Le clou de la visite est, parait-il le stade. Mais moi, à part une grande pelouse bien tondue, j'avoue ne rien avoir vu.

Nous reprenons notre voiture, bouillante comme jamais elle ne l'avait été, et nous retrouvons notre hôtel pour un plouf bien mérité dans la piscine.

Le soir petit tour en ville pour se sustenter, acheter les derniers souvenirs et le produits lentilles le plus cher de l'histoire de l'humanité. Ami lecteur retiens ceci : les pharmacies grecques sont à éviter.

Jour 5 - Olympie -> Delphes

Dernière grosse étape de route du séjour. Route tranquille entre grosses nationales et autoroutes avec au passage l'un des plus grands ponts d'Europe au dessus du détroit de Corynthe.

Petit arrêt en bord de mer pour nous remplir le ventre et c'est l'arrivée à Delphes.
Delphes, ville aux ruelles étroites et pas toujours en sens unique, ville aux multiples hôtels, ville aux nombreux escaliers, ... Bref, ville en pente.

Cette fois encore, les parkings ne sont pas légions. C'est à se demander comment ils font en pleine saison.

Site impressionnant et relativement bien conservé / reconstitué. Nous suivons la voie sacrée qu'ont pris avant nous quantité de pèlerins. Point de Pythie pour nous mais de belles photos et de jolies vues.
Par contre, Delphes, ça monte ! Surtout lorsqu'il s'agit d'aller au stade tout en haut de la colline. Mais ça mérite l'effort de quelques sueur tant le stade est grandiose.

Delphes

Après ce clou du spectacle, nous faisons les fines bouches et dédaignons les restes du gymnase (une énième collection de ruines au sol) pour lui préférer un peu de repos.
La journée se termine sur notre pénultième salade grecque. Demain, c'est le retour à Athènes.

Jour 6 - Delphes -> Athènes

Parcours sans faute aujourd'hui (si ce n'est quelque zig-zags ardus à négocier dans les ruelles de Delphes).

La visite du monastère Saint Luc (Osio Loukas) vaut le détour malgré les inévitables échafaudages (je les ai toujours attiré il me semble) et le vent à décorner les boeufs.

Osio Loukas

Notre pause déjeuner se fait dans un restaurant grec "traditionnel" : porc entier rôti à la broche et découpé au bord de la route en plein soleil et au milieu des mouches. Beuuuh !
Nous restons prudentes et optons pour la salade grecque et le tatziki.

A Athènes, c'est le musée national qui nous attend. Entré onéreuse mais beaucoup de belles pièces de la préhistoire à la Grèce romaine, du bronze à la pierre en passant par la terre cuite. Vraiment, il y a de quoi se régaler !

Athenes

Mais les 5 précédentes journées me font un peu abréger ma visite tant je me sens déjà fourbue.

Fin de soirée tranquille avec un petit restau fort agréable (bien mangé, beau serveur, ...) et une vue de l'Acropole tout illuminé.

Le reste du séjour se poursuivra demain sur la plage de Mai. Deux jour de farniente pour se remettre de ce périple marathonien.

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